Revue de Presse de l'immobilier neuf
LES DERNIERES PARUTIONS
Investissement locatif et conventionnement
prive :
Quel est l'
impact des nouveaux dispositifs ?
La réforme du dispositif d'incitation à l'investissement locatif
est intervenue, en deux temps, à l'automne 2006, alors que l'engouement
des ménages pour ce type d'investissement était à son apogée.
Il s'agissait notamment, pour le gouvernement, d'améliorer le dispositif
existant pour répondre aux critiques adressées au régime
Robien, jugé par certains insuffisamment contraignant pour les
bénéficiaires au regard de l'avantage fiscal qu'il leur offrait
et accusé d'inciter à la production de logements locatifs sans
référence aux besoins.
1/ Le régime Robien a ainsi été " recentré ",
c'est-à-dire que l'avantage fiscal qui lui est attaché a été quelque
peu réduit par le biais d'une réduction du taux et de la durée
d'amortissement, les loyers plafonds restant inchangés.
Il est doublé, pour les investissements dans le neuf, du régime Borloo
neuf, qui bénéficie d'une fiscalité plus favorable
mais impose en contrepartie aux investisseurs des loyers plafonds plus bas et
ne leur permet de louer les logements concernés qu'à des locataires
dont les ressources sont également plafonnées.
En outre, le zonage s'appliquant aux barèmes des plafonds de loyers et
de ressources a été affiné, l'ancienne zone B étant éclatée
en deux zones B1 et B2 : le but est de mieux prendre en compte la réalité des
marchés locaux dans la fixation des loyers plafonds.
En réalité, même dans le régime Borloo neuf,
les loyers plafonds sont assez rarement inférieurs aux loyers de marché et
sont peu contraignants. Leur positionnement dépend, toutefois, de la localisation
et de la taille des logements.
De plus,on estime que 80 à 90 % des ménages français ont
des revenus inférieurs aux plafonds de ressources Borloo.
2/ Pour les logements existants, le régime "Borloo ancien" se
substitue au "Besson ancien". Les principes sont
identiques - déduction " spécifique " sur les revenus
fonciers en contrepartie d'un loyer plafonné - mais l'avantage est plus
important. En outre, le régime est maintenant à deux vitesses :
loyer intermédiaire et loyer social, le taux de déduction spécifique étant
plus élevé dans le second, en contrepartie de loyers plus bas.
Enfin, le Borloo ancien comporte une nouveauté importante
: la signature obligatoire d'une convention avec l'ANAH.
Le but de la réforme est manifestement de peser davantage sur les loyers
tout en ne brisant pas la dynamique de la production de logements locatifs privés.
Dans l'ancien, il s'agit de favoriser l'accroissement du parc conventionné privé afin
qu'il puisse contribuer de façon significative à l'offre de logements à loyers
modérés.
Source : Rapport de l'Anil, janvier
2007 (Avec le concours de l'Observatoire des Pratiques du Conseil National
de l'Habitat)
L'Achat de logement en deux temps
Dans le cadre de la loi Engagement National pour le Logement et des mesures en
faveur de l’accession à la propriété, le dispositif « Pass-foncier » est
créé par l’UESL (Fédération des organismes
du 1% Logement) et la Caisse des Dépôts. Le « Pass-foncier » facilite
l’achat d’une résidence principale dans le neuf pour les primo-accédants
et permet d’acheter en deux temps, le logement d’abord et le terrain
ensuite. Cela va permettre aux ménages d'acheter un logement neuf avec
des taux de remboursement équivalent à un simple loyer. 20 000
ménages devraient profiter de ce dispositif dans un premier temps qui à terme
pourrait en concerner 50 000.
Le Pass-Foncier permet l’achat par les primo-accédants du seul bâti
avec portage du terrain, sans coût significatif immédiat pour le
ménage, durant toute la phase de remboursement des prêts souscrits
pour la construction, dans la limite d’une durée maximale de 25
ans.
Est éligible à ce dispositif toute opération d’acquisition
ou de construction par un ménage d’un logement neuf affecté à sa
résidence principale, en individuel ou en collectif, en diffus ou en groupé.
La décision d’octroi d’un Pass-Foncier pour ces opérations
dites « accédants » est prise par le CIL-CCI.
Sont également éligibles les opérations groupées
financées en PSLA qui ont fait l’objet d’un agrément.
Pour ces opérations dites « fléchées », la décision
d’octroi du Pass-Foncier sera globale et portera sur l’ensemble du
terrain d’assise de l’opération.
Ménages bénéficiaires
Les bénéficiaires du Pass-Foncier doivent répondre aux trois
critères suivants:
• être primo accédants de sa résidence principale ;
• disposer de ressources inférieures aux plafonds PSLA ;
• être bénéficiaires d’une aide à l’accession
sociale à la propriété attribuée par une ou plusieurs
collectivités territoriales ou par un groupement de collectivités
territoriales du lieu d’implantation du logement (aide de 3000 à 5000
euros suivant les zones).
Les ménages qui sont concernés sont les mêmes qui bénéficient
de la majoration du PTZ.
Montant du Pass-Foncier
Par logement, le montant du Pass-Foncier ne pourra excéder les plafonds
suivants :
|
Zone A (zone Robien) |
Zone B |
Zone C |
Opérations "Accédants" |
50 000 € |
40 000 € |
30 000 € |
Opérations "Fléchées" |
30 000 € |
25 000 € |
20 000 € |
Montage pratique
Une personne morale désignée par le CIL-CCI, ou une structure ad’hoc
gérée par la CDC pour les opérations « fléchées »,
se porte acquéreur soit du terrain d’emprise en logement individuel,
soit de la charge foncière en logement collectif lorsque ce montage sera
possible. Elle signe concomitamment un bail à construction au profit
du ménage futur accédant et une promesse de cession du foncier
au terme du bail à construction, sous condition suspensive du paiement
du prix afférent du terrain, pour une durée maximale de 25 ans.
L’acquisition par l’accédant du foncier se fait au prix d’origine
indexé chaque année sur toute la durée effective du portage
:
• pour les salariés du secteur assujetti au 1% Logement : au taux
de 1,5 % ;
• pour les autres ménages : au taux d’inflation, dans une double
limite inférieure de 2% et supérieure de 4,5 %.
L’accédant a la faculté d’acheter le foncier à toute
date à sa convenance pendant la période de portage aux conditions
définies ci-dessus.
Sécurisation du Pass-Foncier
En cas d’impayés de plus de trois mois des mensualités de
remboursement du prêt principal souscrit pour la construction durant la
phase de portage du foncier, les ménages titulaires d’un Pass-Foncier
dans le cadre d’opérations « accédants », bénéficient
d’une double sécurisation :
• une garantie de rachat de leur logement par toute personne morale désignée
par le CIL-CCI, qu’il s’agisse ou non de la personne morale qui a
accordé le Pass-Foncier, à des conditions identiques à celles
fixées pour le PSLA : pendant les cinq premières années
de la phase d’accession, le prix garanti est égal au prix auquel
le ménage a lui-même acquis ; pendant les années suivantes,
ce prix est minoré de 2,5% par an. le relogement dans le cas où il
ne peut rester sur place. Toutefois, le CIL-CCI s’efforcera chaque fois
que possible de garantir aux ménages concernés le maintien dans
les lieux.
• En cas d’impayés de plus de trois mois des mensualités
de remboursement du prêt principal souscrit pour la construction durant
la phase de portage du foncier, les ménages titulaires d’un Pass-Foncier
dans le cadre d’opérations « fléchées »,
bénéficient de la sécurisation associée au PSLA.
Garantie des risques locatifs
Dominique de Villepin a annoncé la création d'une " garantie
des risques locatifs" (GRL) pour tous. La garantie-location prendra
la forme d'un dispositif global de garantie des risques locatifs. Ce dispositif
concernera tous les locataires qui jusqu'à présent n'étaient
couverts par aucune garantie : les chômeurs, les titulaires de CDD, les
travailleurs à temps partiel, les employés de maison, les salariés
agricoles, les étudiants ou les jeunes fonctionnaires.
Le fonds sera financé par l'Etat et l'organisme paritaire gérant
le 1% logement. Le GRL vise à favoriser l'accès et le maintien
dans leur habitation locative des ménages confrontés aux difficultés
pour se loger en raison de revenus trop bas, en garantissant jusqu'à deux
ans le paiement des loyers auprès des propriétaires.
LA « GRL », POUR QUOI ?
La Garantie des risques locatifs favorise l’accès et le maintien
dans leur logement locatif des ménages qui font l’objet de discrimination
en raison du niveau de leurs revenus ou de leur situation professionnelle, en évitant
que des garanties supplémentaires comme des cautions leur soient réclamées.
La Garantie des risques locatifs permet d’autre part la mise en location
de nouveaux logements, grâce à la sécurisation du risque
d’impayés dont on sait qu’il constitue pour les propriétaires
un frein à la location.
LA « GRL », POUR QUI?
La Garantie des Risques Locatifs vise à aider les locataires titulaires
de CDD, les salariés à temps partiel, les saisonniers, les jeunes
en formation, les étudiants, les employés de maison, les jeunes
fonctionnaires…, qui font souvent l’objet de discriminations parce
qu’ils ne peuvent pas présenter des garanties suffisantes pour les
bailleurs.
LA « GRL », COMMENT ÇA MARCHE ?
Grâce à la Garantie des Risques Locatifs les propriétaires
bailleurs seront indemnisés en cas d’impayés du locataire
pendant toute la durée du bail. Pendant cette période la situation
du locataire sera examinée, afin qu’elle puisse être régularisée,
et qu’un suivi social soit mis en place pour les locataires les plus en
difficulté. Pour ce faire, des financements du 1% Logement et de l’Etat
viendront compléter les primes perçues par les assureurs en cas
d’impayés de loyers, ou les prises en charge directes du risque
d’impayé par les bailleurs. La GRL sera mise en œuvre à partir
du 1er janvier 2007.
Defiscalisation dans les DOM-TOM
Les aides fiscales accordées au secteur du logement dans les départements
d'outre-mer (DOM) ont des "effets pervers"d'aprés le "rapport
d'information" du 1er décembre du sénateur de l'Ardèche,
Henri Torre.
Les réductions d'impôts liées aux investissements dans l'habitat
des DOM ont fortement progressé, depuis juillet 2003. En 2005, elles étaient
estimées à 175 millions d'euros.
Cette défiscalisation porte sur diverses opérations : achat ou
construction de la résidence principale, acquisition d'un immeuble neuf
en vue de le louer, souscription de parts ou d'actions de sociétés
qui édifient des habitations neuves, travaux de réhabilitation
de logements de plus de quarante ans, etc.
Les interlocuteurs que le sénateur a rencontrés lors de ses déplacements
sur le terrain, ont très souvent souligné l'effet inflationniste
des aides fiscales.
Un tel système favorise en outre la production de logements dont les loyers
ne "sont pas accessibles" à 80 % de la population ultramarine
: le niveau de vie dans les DOM est plus faible qu'en métropole.
En outre, la typologie des habitations produites "en défiscalisation
n'est pas adaptée à la structure familiale des ménages" car
il s'agit, dans trois cas sur quatre, de T 1 ou de T 2.
Enfin, le foncier disponible est cher, rare et capté au profit d'"opérations
défiscalisées" dans le secteur libre et intermédiaire.
Accaparées par ces programmes, les entreprises du BTP " répondent
difficilement aux appels d'offres des bailleurs sociaux", déplore
M. Torre.
Pour corriger ces "déséquilibres", le sénateur
suggère de "mieux "cibler" la défiscalisation" en
accordant les réductions d'impôt les plus importantes à la
construction locative sociale. Mais les aides fiscales ne doivent surtout
pas être supprimées, insiste-t-il, car elles permettent de
soutenir l'emploi dans des territoires fragiles sur le plan économique.
d'après LE MONDE du 09.12.06
Hebergement d’urgence : creation
d’une
reduction d’impot
L’Assemblée nationale a adopté un amendement proposé par
les députés Pierre Méhaignerie et Gilles Carrez, visant à créer
une réduction d'impôt sur le revenu pour ceux qui investissent dans
l'hébergement d'urgence.
« Afin de développer l'offre de logement en faveur des personnes
qui éprouvent des difficultés particulières d'accès
au logement, il est proposé de favoriser, par l'octroi d'un avantage fiscal,
l'investissement privé dans les résidences hôtelières à vocation
sociale », mises en place par la loi du 13 juillet 2006 portant engagement
national pour le logement.
Les contribuables qui réaliseront un investissement
dans de telles résidences bénéficieront d’une réduction
d’impôt sur le revenu égale à 25 % du prix d’acquisition
d’un logement neuf.
Le montant de l'investissement est plafonné à 50.000 € pour
un célibataire et 100.000€pour un couple marié ou pacsé.
La réduction d’impôt est étalée sur une durée
maximale de six ans.
Les francais penchent pour la stabilite des
prix
Selon Le Baromètre semestriel, Habitat Espaces Immobiliers – Meunier,
dans les six prochains mois :
42 % des français estiment que les prix de l'immobilier vont encore augmenter,
44 % pensent qu’ils vont progressivement se stabiliser,
8 % pensent que les prix vont baisser (les baissiers),
6% n'ont pas d'opinion
Etre propriétaire est plus intéressant
72% des Français pensent qu’il est plus intéressant d’acheter
et seulement
16 % pensent qu’il est plus intéressant de louer.
Les Français sont 65 % à juger les loyers élevés.
Intentions d'achat
17 % des personnes interrogées ont l’intention d’acquérir
un bien immobilier dans les 2 ans. Ils n’étaient que 13 % l'année
dernière.
La résidence principale est le moteur de la demande avec 83 % des objectifs
d’achat (soit une hausse de 7 % en un an), suivie de l’investissement
locatif (7 %) et de la résidence secondaire 7 % (en hausse de 20 % par
rapport au semestre précédent).
Le Président d’Espaces
Immobiliers BNP Paribas, commente ce baromètre : « les fondamentaux
du marché immobilier
du logement sont toujours aussi solides. Ainsi les intentions d’achat
d’un bien immobilier, dans les trois régions sondées,
n’ont jamais été aussi élevées… ».
|